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changement.jpgTextes - La symbolique du péché originel

 

 

                             La faute, la faute originelle et la culpabilité qui en résulte, occupent une place déterminante du point de vue culturel et éducatif dans l'inconscient collectif (concept éclairant que nous a légué en Occident Carl Gustav YUNG). Elle détermine l'orientation philosophique générale et donc le comportement de l'ensemble des sociétés judéo-chrétiennes, (bien d'autres approches spiritualo-religieuses ignorent cette notion ou abordent très différemment le concept de faute). 

                              Le point de vue présenté ici développe une interprétation, à la lumière des « énoncés du changement », qui fait référence au texte de la Genèse exposant la cosmogonie biblique, et plus particulièrement aux chapitres II et III de la Genèse où le thème du péché originel prend sa source.

                              Adam et Eve en tant que couple premier issu directement du processus de la création, fonde l'humanité naissante, appelée à jouir d'un bonheur éternel dans sa relation en totale harmonie avec son environnement : l'Eden. Cet état bienheureux, empli de paix sereine, provient du lien de conscience direct et parfait qui unit alors l'humain créé à l'image du créateur, à l'ensemble de la création dont il fait partie.

                              Une conséquence de cette unité fusionnelle est de ne pas permettre, dans cette situation, de distinguer les éléments du Tout et donc, de déterminer l'identité de ses composantes ; de les nommer. Adam et Eve sont à ce stade immergés dans l'être et mentalement "inconscients d'être conscients", ce qui fonde leur état d'innocence absolue.

                              On comprend alors la nature et la fonction de l'arbre du jardin présenté comme arbre de la vie et de la connaissance : il s'agit bien là, semble-t-il, de la représentation du mental et de l'utilisation de son potentiel. L'image de l'arbre par sa frondaison aux multiples chemins figure l'homme lui-même dont le tronc cérébral s'épanouit en une myriade de connexions neuronales, (en anatomie, l'arborescence de la substance blanche du cerveau issue des milliards de cellules de la matière grise sera d'ailleurs appelée : arbre de vie). Il est interdit de consommer les fruits de l'arbre, c'est à dire d'utiliser le fonctionnement mental pour lui-même, car le risque de rompre le lien de conscience qui unit l'homme à la création devient alors une certitude.

                              Cette interdiction formulée à dessin sera transgressée car elle a le pouvoir d'induire pour l'humain une rupture, une frontière dans le continuum de la création ; elle éveille en lui le désir de l'inconnu. Jusqu'alors, Eve et Adam vivaient dans l'ignorance du désir car, sans d'ailleurs pouvoir s'en rendre compte, ils ne ressentaient que la plénitude d'où, par essence, est absent tout désir. Or le désir suscite le besoin qui va détruire la plénitude originelle de l'état d'harmonie et conduire le couple premier à découvrir et s'approprier les ressources du mental. L'humanité en devenir se voit donc ainsi chassée de la paix de l'Eden et expérimente depuis les souffrances qui résultent des chaînes de conséquences engendrées par le foisonnement irrépressible des réalités et émotions illusoires, impermanentes, issues des tribulations d'un fonctionnement mental exploré pour lui-même.

                               Néanmoins, si son innocence originelle a été perdue, l'humain a pu ainsi découvrir son identité et, à la faveur de la différenciation permise par la dualité qu'il instaure, nommer et établir sa relation avec la création à partir du développement des perceptions qu'il en a et des concepts qu'il parvient à élaborer. Il s'emploie ainsi à assumer un aspect de son humaine condition en tant que créature créée à l'image du créateur par le Verbe qui devient à son niveau : langage, dont les concepts structurent sa pensée. Cependant, il a perdu en cela la relation directe à la conscience, ce qui constitue donc le sens du péché originel commis en se saisissant, hors la conscience, du fonctionnement mental.

                              La connaissance acquise au prix du sacrifice de la plénitude n'est pas ici remise en cause. C'est la perte du lien à l'unité de la conscience dans la démarche d'appropriation de la connaissance, le plongeon éperdu dans l'exploration de la dualité pour elle-même qui fondent l'origine du péché, la faute primordiale. Cette rupture a donc pour conséquence la nécessité ressentie de rétablir la relation à l'unité par delà la dualité installée. L'humanité s'étant égarée du chemin de l'être pour accéder à l'avoir se trouve ainsi à la recherche du paradis perdu afin de se libérer de la souffrance engendrée et retrouver la paix sereine de la plénitude.

                               Ce chemin tracé au cœur de l'homme, chacun en garde la mémoire et peut le retrouver en restaurant un fonctionnement mental permettant l'accès à l'être. Voilà précisément ce que proposent d'aider à mettre en œuvre les « énoncés du changement » dans leur effort de synthèse pour faciliter la mise en pratique de l'ouverture du mental à la conscience.

 

                                                                                                        

                                                                                                                                                                                            ( Jan Brueghel)

 

                                                                                                                            ___________________________

     
 


Date de création : 03/02/2015 @ 22:43
Dernière modification : 08/02/2015 @ 15:29
Catégorie : Textes
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